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gaz, normalisation, formation, certification

Editorial

La Commission européenne réfléchit actuellement à une réforme de fond du marché de l’énergie en Europe, dont les grandes lignes doivent être exposées à l’automne. L’une d’entre elles est la séparation de propriété des réseaux de production et de distribution des entreprises d’électricité et de gaz avec les activités de négoce. La commissaire européenne à la Concurrence, Neelie Kroes, s’est déjà prononcée positivement sur ce point considérant que cette ultime évolution renforcera la concurrence. Cette proposition est soutenue par la Grande Bretagne, la Suède ou l’Espagne alors que d’autres pays, comme la France ou l’Allemagne, tiennent une position contraire. Neuf pays de l’Union européenne sur 27 se sont prononcés en ce sens. La France, l’Allemagne, l’Autriche, la Bulgarie, la Slovaquie, Chypre, la Grèce, le Luxembourg et la Lettonie ont écrit ensemble à la Commission européenne pour dire leur opposition à une éventuelle séparation de propriété entre les producteurs d’énergie et leurs réseaux de transport. Si la France partage les objectifs affichés par la Commission d’une politique énergétique européenne (lutte contre le changement climatique, sécurisation des approvisionnements, énergie compétitive et accessible à tous), elle diverge toutefois sur les moyens employés pour les atteindre. La France estime pour sa part « que la séparation de propriété entre gestionnaires de réseaux et commercialisateurs d’énergie, prônée par la Commission européenne, n’a pas fait ses preuves », indique le communiqué publié à cette occasion par le ministère de l’écologie. « L’idée que la séparation complète de la production et de la distribution serait la seule clé d’un développement du marché intérieur de l’électricité et du gaz, doit être écartée », souligne le ministre français Jean-Louis Borloo dans ce communiqué. Il s’exprimera peut-être sur ce sujet lors de son intervention au prochain Congrès du gaz, le mercredi 12 septembre*.
Les questions de transport seront par ailleurs à l’honneur dans ce numéro. Jacques Laurelut, directeur général de GRTgaz, répond ainsi aux questions de la rédaction concernant le plan d’investissement à 10 ans du gestionnaire du réseau de transport gazier. On y apprend notamment pourquoi ce plan 2007 montre une augmentation substantielle des prévisions d’investissements. Un autre sujet tentera de montrer comment les groupe énergéticiens sont de plus en plus concernés par l’économie de l’immatériel, et cela à travers les exemples de Total et de Gaz de France. À lire également une analyse de Thierry Bros sur les besoins de GNL spot en cas de crise et un dossier de Michel Dennery, délégué à la maîtrise des risques de Gaz de France, sur les facteurs de risques. Vous découvrirez les autres dossiers de ce numéro de rentrée au fil des pages.
Bonne lecture de ce nouveau Gaz d’aujourd’hui.


Daniel Paccoud
Délégué Général


* Programme et inscription sur www.congresdugaz.fr

Sommaire

Les dossiers
> L’économie de l’immatériel
> Faire parler le sous-sol
> Du conseil à la mise en oeuvre de solutions globales
> Facteurs de risques
> Le transport comme levier économique
> GRTgaz : plan d’investissement
> GNL spot : quels besoins en cas de crise ?
> Les faits marquants 2006 selon l’AIE

Les rubriques
> Nouvelles de l'industrie du gaz
> Nouveau
> Vie de la profession
> Mécénat et partenariat
> Abstracts