Bouclier tarifaire prolongé en 2023 : les mesures prises pour soulager les dépenses énergétiques des ménages à l’approche de l’hiver oublient les familles se chauffant au gaz propane en citerne et vivant principalement dans les zones rurales.

Le Gouvernement vient d’annoncer la mise en place d’une subvention aux ménages ne bénéficiant pas du bouclier tarifaire, qui se chauffent au fioul et au bois. France Gaz Liquides – l’association représentant la filière des gaz butane et propane –, l’Association française du gaz (AFG) et l’Union Sociale pour l’Habitat (USH) saluent l’effort des pouvoirs publics pour soutenir le pouvoir d’achat des ménages, mais ne comprennent pas l’exclusion de ce dispositif des familles se chauffant au gaz propane en citerne.


Les gaz butane, propane et biopropane alimentent 25 000 communes non raccordées au réseau de gaz, soit 600 000 familles vivant en zones rurales. Exclus des dernières annonces gouvernementales, ces foyers ne bénéficient pas non plus du bouclier tarifaire applicable au gaz naturel.
Les gaz et biogaz liquides permettent déjà à 11 millions de consommateurs de cuisiner, de se chauffer ou de produire. Ne pas soutenir les ménages ayant déjà fait le choix de cette énergie de transition alors qu’ils sont également impactés dans leur pouvoir d’achat serait un choix dommageable pour les familles rurales.
Surprenante d’un point de vue social, l’exclusion du GPL l’est tout autant d’un point de vue écologique.
Par rapport au fioul, le propane émet -20% de CO2 et le biopropane – 77% de CO2. À l’inverse du bois, la combustion du propane et du biopropane ne génère aucune émission de particules nocives.
Dans un contexte climatique et social dégradé, le ciblage des aides doit privilégier les solutions capables de concilier transition énergétique et soutien au pouvoir d’achat des plus modestes.
Les gaz et biogaz liquides en font partie et doivent être immédiatement intégrés au nouveau dispositif d’aide annoncé par le gouvernement.
« Dans la période de crise énergétique que nous connaissons, les gaz liquides représentent une excellente alternative du fait d’un approvisionnement sécurisé et d’une capacité logistique et de distribution dans la France entière, y compris hors métropole ou dans les zones les plus reculées, permettant ainsi de soutenir les stocks d’énergie cet hiver. », déclare Audrey Galland, Directrice Générale de France Gaz Liquides.

« La France dispose d’atouts non négligeables pour parvenir à concilier transition énergétique et inclusion sociale. Les gaz et biogaz liquides, qui permettent d’alimenter les ménages éloignés du réseau de gaz naturel, constitue l’un d’eux. La mobilisation des pouvoirs publics pour soutenir le pouvoir d’achat des Français ne saurait les exclure, à l’heure où 22,5 % des habitants des zones rurales sont menacés de pauvreté ou d’exclusion. » Thierry Chapuis, Délégué général de l’Association française du gaz.

« Le mouvement HLM a toujours défendu la mixité des solutions et l’équité de traitement de nos concitoyens devant la charge énergétique. En pleine période de crise, la pénalisation économique de certains ménages, notamment en zones rurales, n’est pas une option. » Emmanuelle Cosse, Présidente de l’Union sociale pour l’habitat.