Economie et fournitures

 

La production de gaz naturel en France étant quasi-nulle, l’approvisionnement du pays repose presqu’exclusivement sur ses importations, par voie terrestre via des gazoducs ou par voie marine via des méthaniers chargés de GNL.

 

En 2017, les importations de gaz naturel gazeux en France s'élevaient à 595 TWh tandis que les exportations de gaz naturel étaient de 112 TWh.

Le portefeuille d’approvisionnement français est diversifié : 46% arrive de Norvège, 21% de Russie, 9% d’Algérie, 11% des Pays-Bas et 13% d'autres pays.

 

 

 

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Source : Gaz d'Aujourd'hui n°3-2017

 

 

 

Marché de détail
Depuis l’ouverture totale à la concurrence des marchés de l’électricité et du gaz naturel le 1er juillet 2007, les clients peuvent choisir librement leur fournisseur d’énergie.

Conséquence de l’ouverture des marchés, les fournisseurs non historiques, dits alternatifs, sont entrés sur le marché de détail du gaz naturel et les consommateurs peuvent choisir entre deux types d’offres :

  >  les offres de marché dont les prix sont fixés librement par les fournisseurs ;
  > les tarifs réglementés de vente, fixés par les pouvoirs publics et proposés par les fournisseurs historiques (ENGIE et 22 entreprises locales de distribution, ELD).

 

Marché de gros
L'organisation des échanges

Les échanges peuvent se faire :

  >  de gré à gré, par exemple via des contrats à long terme qui encadrent l’essentiel des importations de gaz de Russie, d’Algérie et de Norvège. Ces contrats s’exécutent en général sur des durées longues (20 ou 30 ans). Ils permettent aux acheteurs de sécuriser leurs approvisionnements et aux producteurs de sécuriser des débouchés sur une période suffisamment longue pour pouvoir investir dans des activités d’exploration, de production et de transport qui s’amortissent sur de longues échéances.
    Ces contrats comportent des clauses de type Take or Pay qui font supporter un risque de volume à l’acheteur, tenu de payer une quantité minimale prévue par le contrat, que le gaz soit enlevé ou non. De son côté, le producteur s’engage à livrer les volumes de gaz selon les échéances et autres conditions fixées par le contrat, en endossant un risque prix ;
 >  par le biais du marché intermédié qui comprend le marché organisé (bourses) et les courtiers (contrats de gré à gré intermédiés). Il est constitué de plates-formes de négociation où s’échangent différents types de contrats spot et à terme.
    Il est à noter que des achats de gré à gré non intermédiés peuvent être effectués sur des produits analogues à ceux traités sur les marchés intermédiés.


Les Points d’Échange de Gaz

Les achats et ventes de gaz sur le marché de gros en France se matérialisent par des livraisons physiques à deux Points d’Échange de Gaz (PEG) virtuels, rattachés aux trois zones d’équilibrage du réseau de transport français :

  >  le PEG Nord, rattaché à la zone du réseau GRTgaz Nord ;
 >   la TRS (Trading Region South) rattachée aux zones d’équilibrage de GRTgaz Sud et de TIGF.

Issue de la fusion du PEG Sud et de TIGF le 1er avril 2015, la création de la TRS améliore le fonctionnement du marché du gaz au sud de la France et favorise son développement.
 

Une place de marché unique en novembre 2018

La TRS constitue un pas décisif vers la création en novembre 2018 de la place de marché unique, la Trading Region France (TRF) qui résultera de la fusion de la TRS et de la zone PEG Nord.

La Trading Region France (TRF) constituera une zone unique d'entrée et de sortie, divisée en deux zones d’équilibrage : TIGF et GRTgaz. Un seul point d’échange virtuel de gaz, le PEG, concentrera les achats et ventes de gaz pour l’ensemble de la TRF.

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FOCUS BIOGAZ

La production décentralisée de biogaz dans les territoires se développe.

  • Le biogaz est issu de la méthanisation de matières organiques ((bio-déchets des ménages, déchets de l’industrie agroalimentaire, effluents agricoles, boues de station d’épuration…). Il peut être directement utilisé en cogénération ou épuré pour atteindre la qualité du gaz naturel : c’est alors du biométhane.
  • Le biométhane est un véritable gaz renouvelable, miscible à 100 % avec le gaz naturel et dès à présent injecté dans les réseaux de gaz.

A plus long terme, la gazéification de la biomasse sèche (bois, paille), la méthanisation de la biomasse issue de la production industrielle de micro-algues et la production d’hydrogène ou de méthane de synthèse à partir d’électricité excédentaire d’origine renouvelable permettront d’obtenir des quantités additionnelles de gaz vert, stockables et utilisables  via les réseaux de gaz.

 

 

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2017 en chiffres

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Source : Rapport d'activité de l'AFG 2017

 

 

Panorama des approvisionnements gaziers en Europe